Face à face avec le numérique

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Il y a des livres qui dans lesquels on se retrouve. La déchéance numérique de Franswa a été, pour moi, l’occasion de me regarder dans un miroir (au moins pour le début) et de m’interroger sur mon présent et surtout sur mon avenir.

Connexion maximum

C’est dans l’air du temps. Nous sommes de plus en plus hyper-connectés. Arthur l’est d’autant plus qu’il travaille dans l’informatique. Il est doué, il aime son travail et pourtant, un jour sans vraiment saisir d’où ça vient, son ordinateur apprend à voler alors qu’il est au travail. C’est lui qui l’a jeté au visage d’un de ses collègues… Les choses s’enchaînent. Il perd d’abord son emploi puis sa douce amie qui décide de le quitter et il finit par se perdre lui-même.
Je vous l’avoue, j’ai eu du mal à m’attacher à Arthur au début de cette histoire, même si je me suis reconnue dans beaucoup de ses travers. Peut-être, justement, parce que je me suis reconnue dans beaucoup de ses travers.
Quand j’y repense, c’est assez surprenant parce que le début de l’histoire est riche en événements de toutes sortes et pourtant, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Elle m’intéressait, mais, comme elle tournait autour d’un seul personnage et que je n’arrivais pas à l’apprécier, il m’était presque pesant de lire les chapitres.
Pourtant, je n’arrivais pas à m’en détacher. J’attendais ce moment où les choses allaient changer, je le sentais venir et je le cherchais, enchainant page après page.

Déconnexion totale

Et il est arrivé ce moment… Tout doucement, en catimini, sans qu’Arthur s’en aperçoive vraiment… Ni moi non plus d’ailleurs.
Il a fait de la résistance, Arthur. Il ne voulait pas changer. Il voulait rester connecter. Il croyait réussir à ne pas changer.
Et pourtant, il a dû se couper totalement du monde numérique. Ce qui lui a permis, petit à petit, d’évoluer vers une nouvelle version de lui-même. Une version plus vraie, plus sincère, plus surprenante, mais surtout plus attachante.
J’ai lu ce roman comme un témoignage de vie. Je ne sais pas si Arthur a vraiment existé et ça n’a pas d’importance. Il a vécu dans ma tête au fur et à mesure que mes yeux découvraient son histoire. Je l’ai trouvé saisissant de vérité, Arthur. Il n’a pas une vie exceptionnelle, il ne fustige pas des dragons, il ne rencontre pas des célébrités. Il vit juste une déchirure, un revirement total dans sa vie. Un de ces moments que nous pouvons tous croiser et dont il se sort grandit.
J’ai vraiment aimé cette approche très réaliste, cette découverte du personnage, de ses pensées les plus intimes, de ses questionnements, de ses remises en question. À partir de là, il n’y a plus de drame, seulement des choix.
Ces choix le mènent, sur un chemin que j’ai trouvé plutôt inattendu, mais qui, pour moi, constitue une conclusion idéale. J’ai fini cette histoire en aimant sincèrement Arthur et en lui souhaitant tout le bonheur du monde.
Je remercie, encore une fois, du fond du cœur, Franswa pour m’avoir confié son œuvre que j’ai eu un immense plaisir à découvrir. Et un grand bravo à l’illustrateur(trice) pour cette couverture qui colle si bien au roman et que je trouve magnifique

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