Dernières nouvelles de la vie

Bonjour à tous.
Aujourd’hui, je vous parle de l’ouvrage de Matthieu Gloiret (que je remercie pour le service presse) : Dernières nouvelles de la vie
Il regroupe cinq grosses nouvelles de science-fiction. Elles sont très disparates aussi bien en terme de sujet que dans la façon de les traiter. Outre une couverture esthétique et simple que j’aime beaucoup, l’ensemble bénéficie d’une écriture soignée, dynamique et porteuse.

La marche glorieuse

J’ai beaucoup aimé cette première nouvelle qui relate un événement exceptionnel. En se plaçant dans les pensées de celui qui en a été l’acteur principal, Matthieu Gloiret permet de donner un caractère très personnel à un événement qui a marqué le monde entier. Il met aussi en avant ces gestes que nous faisons sans arrière-pensée et qui pourtant ont un impact que nous n’imaginons pas.
J’ai vraiment apprécié le sujet traité et la justesse avec laquelle il l’a été.

Reloaded

J’ai adoré cette deuxième nouvelle dans laquelle tous les animaux courants sont remplacés par d’autres généralement beaucoup plus dangereux. De mon point de vue, sa force réside dans des personnages attachants, très différents les uns des autres et dotés de caractères bien trempés. Chacun fait de son mieux pour survivre et protéger. J’ai trouvé intéressante la communauté qui émerge une fois les premiers dangers surmontés. Quant au twist final, je ne l’ai absolument pas vu venir (malgré les indices) et je l’ai trouvé génial.

Des étoiles plein le ciel

Par contraste avec la nouvelle précédente, j’ai eu beaucoup de mal avec celle-ci. Pourtant, c’est peut-être la mieux écrite des cinq. Elle est très poétique et esthétique, mais beaucoup trop neutre pour moi. Elle ressemble presque à un essai philosophique. Elle est sûrement intéressante pour qui aime ce genre ou le sujet de la genèse et la propagation de la vie. Mais c’est un rendez-vous complètement manqué pour moi.

Le voyage de Ssaski

Cette nouvelle-là est, pour moi, un autre coup de cœur avec un traitement de la corruption que j’ai trouvé très bien mené. J’ai aussi beaucoup aimé ce monde : la cohabitation et les interactions entre les deux espèces pensantes. Il y a beaucoup de choses dans cette nouvelle, beaucoup de sujets abordés, au détour d’une histoire bien ficelée. Ce sont autant de pistes de réflexions pour le lecteur. Là aussi, j’ai beaucoup aimé la conclusion

Cinérama

Cette dernière nouvelle est celle qui me laisse perplexe. Je ne sais pas vraiment quoi en penser. Elle déborde de références. J’en ai d’ailleurs, probablement, manqué beaucoup. C’est généralement un choix qui fonctionne pour moi. J’apprécie ces petits clins d’œil. Mais là, je trouve le résultat très fouillis. Trop pour moi. Je comprends bien qu’on est dans le domaine de l’onirique et c’est cohérent que les choses paraissent parfois sans queue ni tête. Pourtant, je n’ai fait que perdre le fil et n’ai pas réussit à reconstituer une trame qui me soit suffisamment cohérente. Deuxième rendez-vous manqué de cet ouvrage

En conclusion

J’ai trouvé cet ouvrage très hétérogène, mais mes coups de cœur compensent de très loin le moindre intérêt que j’ai éprouvé pour « Cinérama » et « Des étoiles plein le ciel ». Je pense toutefois que ces deux nouvelles sont susceptibles aussi de trouver un public qui les comprend et les apprécie. Par conséquent, je peux qu’en recommander la lecture à ceux qui sont curieux d’histoires originales et bien écrites

 

NB : D’habitude, je trouve mon propre titre pour la chronique sans reprendre celui de l’ouvrage… Mais là, le titre est tellement en adéquation avec le contenu que je n’ai pas trouvé de marge pour en trouver un autre qui me satisfasse

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