Au plus profond des affres amoureux

Lorsque je chronique un roman que j’ai adoré, j’ai toujours peur de ne pas trouver les bons mots pour exprimer toutes les émotions que j’ai traversé en le lisant. Aujourd’hui, je vais vous parler de l’une de ces lectures : Reste de Muriel Roland Darcourt
Je ne saurai jamais exprimer toute ma reconnaissance envers l’auteur pour m’avoir permis de découvrir cette fabuleuse pépite alors je vais me contenter d’un très sincère merci en espérant qu’il soit suffisamment significatif…

Pourquoi j’ai adoré Reste ?

Ça commence comme une jolie histoire d’amoureux de cour de récréation : toute en innocence, en promesses, en liens qui se tissent. Puis viennent l’affection, les émois, les frissons, la révolte, le trouble, le désarroi, le vertige, l’exaltation, les bouleversements, les sentiments, la fièvre, la passion, les serrements de cœur, l’ivresse, le malaise, la crainte, l’angoisse, le choc, l’effervescence, les larmes, la douleur, le plaisir, la fureur… Et pas forcément dans cet ordre.

C’est écrit comme de la poésie en prose, mais surtout comme un grand cri d’amour et de désespoir. La plume est ciselée, travaillée, poétique.
L’histoire, quant à elle, vient des tripes. J’ai vraiment eu l’impression qu’on me la hurlait au visage comme si elle était trop forte pour rester coincée dans une poitrine beaucoup trop petite pour elle. J’ai adoré cette inconvenance, ce choix de ne pas se limiter, de tout donner, sans concession.
C’est aussi une grande claque que je me suis prise en plein visage : comme une démonstration de ce que devrait être la passion quand on décide de l’embrasser et de la vivre pleinement. Comme ce rêve d’être soi à 100 % sans réflexion préalable, instinctivement, totalement, gutturalement.

Quand les mots ne semblent pas assez forts

Je n’ai pas envie d’entrer dans les détails de l’histoire ou dans les aspects techniques de l’écriture parce que, pour moi, ce roman n’est qu’un concentré d’émotions et que c’est ce qui en fait toute sa force. Il a touché mon âme, m’a retournée, m’a chamboulée, m’a fait pleurer toutes les larmes de mon cœur, m’a fait hurler face à l’injustice de certaines situations, m’a fait rire, m’a fait rêver, m’a tourneboulée.
Je savais que l’écrit pouvait me faire traverser bien des émois, mais je ne m’attendais pas à un tel concentré, un tel bouillonnement de toutes les sensations les plus fortes qui soient.
Encore une fois
Merci Madame Roland Darcourt de m’avoir fait vivre un moment inoubliable de bonheur mêlé de désespoir

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