Après l’apocalypse

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Aujourd’hui, je vous parle d’un roman de Lil IndyLilou : Eli’Zhion. Je remercie, d’ailleurs, chaleureusement l’autrice pour ce service pack et surtout pour sa patience, étant donné que j’ai terminé son roman depuis environ deux mois et demi (en temps normal, je mets déjà pas mal de temps à rédiger mes chroniques, mais là, j’atteins un niveau de retard à pleurer…)

Bref, parlons plutôt de ce joli livre !

Dans un monde qui ressemble un peu au nôtre, mais où un cataclysme a ouvert la voie à la dévastation et surtout aux Dermons. Eli’zhion a perdu la mémoire et cherche des informations sur son passé. Celui-ci va revenir vers lui à grands pas par le biais d’une jeune fille étrange à qui il va donner un coup de main.

Je ne vais pas en dire beaucoup plus sur la trame sans quoi je risque de trop en dévoiler !

Une intrigue un peu manichéenne

Je vais commencer par ce qui m’a le moins plu dans cette histoire, c’est le fait que le point de vue soit un peu trop binaire :

  • D’un côté, les vilains Dermons, très, très méchants, qui contrôlent déjà pratiquement le monde, mais qui veulent le rendre encore plus sombre.
  • De l’autre, les nobles Arnges, très, très gentils qui veulent le sauver du mal

Au milieu, les humains qui subissent la domination des premiers mais qu’on croise finalement assez peu dans le roman

Je dois l’avouer, même si je comprends la logiques « birblique » qui apporte ce contraste, je trouve cela un peu trop « convenu » et téléphoné…

Des personnages intéressants

Heureusement, cette binarité est compensée par Eli’Zhion dont j’ai vraiment apprécié le côté torturé. Du début à la fin, il cherche où est la limite entre le bien et le mal et surtout où est sa propre position par rapport à cette limite, contrairement à la plupart des autres personnages qui ont tendance à être positionnés aux extrêmes. Finalement, Eli’Zhion est plus proche des humains qui luttent pour leur survie, certains marchant dans la lumière, d’autres dans l’ombre, mais la plupart à la limite entre les deux. Pourtant, Eli’Zhion n’est pas un humain. Il a des pouvoirs trop puissants pour ça.

J’ai vraiment apprécié cette incertitude, cette recherche de soi. Ça donne beaucoup de relief au personnage même si, étrangement, ça n’en a pas fait celui auquel je me suis le plus attachée.

Pour cela, mention spéciale à Liena la spontanée, la fofolle, celle qui décide d’où elle veut aller sans jamais se laisser marcher sur les pieds et qui, parfois, déroge à la morale si elle pense que ça se justifie. Si vous me lisez régulièrement, vous savez déjà que j’aime les personnages féminins forts, autonomes, sûrs d’eux… C’est le cas de Liena qui est indubitablement mon personnage préféré de l’histoire, suivie de près par la silencieuse mais efficace Lilou.

Un monde à creuser

Outre ces personnages hauts en couleur, j’ai vraiment beaucoup aimé le monde inventé par Lil IndyLilou. Là aussi, c’était un peu couru d’avance étant donné mon intérêt pour les mondes post-apocalyptiques… Mais, quand même, celui-ci est vraiment intéressant. Particulièrement bien décrit. Je me suis littéralement sentie transportée au cœur de cette ville dévastée, dans ces campagnes ravagées. J’ai eu l’impression d’être au cœur d’un monde en trois couleurs : le noir des ombres, le blanc faible de la lumière et le rouge de la violence qui a pris le pas sur l’ensemble des vivants.

Et j’ai adoré voir ce monde d’en haut, porté par l’affection d’Eli’Zhion pour les sommets.

Majoritairement positif

Au final, ce roman se révèle plutôt pas mal du tout. La qualité de l’écriture, la capacité de l’autrice à faire découvrir son imaginaire fécond et l’attrait de ses personnages en font un ouvrage très agréable à lire. Un premier roman plutôt prometteur pour une autrice qui aura surement beaucoup d’autres choses à partager avec ses lecteurs !

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. Lil IndyLilou dit :

    Merci pour cette chronique qui m’aidera à m’améliorer pour celui que j’écris. Vous avez très bien pointé du doigts les « défauts  » et les « qualités ». J’aime ce que vous en avez dit et vous remercie encore pour avoir le temps de faire cet article.

    1. Edwige dit :

      C’est là que je me rends compte que le mois de janvier a été bien trop rempli : j’ai lu ce commentaire mais je n’ai pas pris le temps d’y répondre. C’était vraiment un plaisir de faire cette chronique parce que votre roman apporte de la matière ! J’ai vraiment beaucoup aimé votre imaginaire et votre plume

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