A la recherche de la mémoire perdue

Merci à Dominique Durand pour m’avoir proposé la lecture de son roman Mila.

Je dois avouer que j’ai été intriguée par le pitch :

Un homme se réveille sur un lit d’hôpital sans souvenir de son passé. A son côte une jeune femme lui annonce qu’elle est sa fille. Il ne se souvient pas. Bien sûr, il aimerait retrouver ses souvenirs mais le temps passant des doutes s’installent jusqu’à ce qu’un mot, ou plutôt un prénom, devienne une obsession à ses yeux : Mila. Il se lance alors dans une quête pour retrouver celle qui le porte.

Or moi, les histoires de perte de mémoire et de recherche de soi, j’aime beaucoup !

Chercher à tout retrouver

Je ne peux qu’imaginer le désarroi dans lequel doit être plongé quelqu’un qui a tout oublié, mais ça me touche.

Cette question est au cœur de cet ouvrage, d’abord dans l’esprit de François, très pragmatique, qui, finalement, cherche avant tout à comprendre ce qu’il s’est passé. Puis, dans celui, beaucoup plus intuitif, affectif de Mila. Tous deux ont des réactions très différentes face à l’oubli puis face au retour plus ou moins progressif de leurs souvenirs. J’ai vraiment beaucoup aimé cette lutte conte l’amnésie. On sent en eux une volonté farouche de comprendre ce qui leur est arrivée et de renouer avec eux même. Plus ils se rapprochent des réponses à leurs questions, plus ils se rapprochent l’un de l’autre.

Reprendre et continuer sa vie

J’espère que vous ne m’en voudrez pas de dévoiler ici une information importante : Oui, ils vont trouver les réponses à leurs questions et retrouver la mémoire de leur passé. Mais si je vous en parle, c’est parce que, contrairement à ce que j’aurais choisi, ce moment là ne marque pas la fin de l’histoire. Non ! l’auteur choisi de nous parler de la suite : de la reconstruction, de l’apprentissage l’un de l’autre et des choix de vie de ses deux protagonistes.

Comme dit plus haut, ce n’est pas le choix que j’aurais fait ! Ou alors, j’aurais choisi d’en faire des volumes supplémentaires. Parce que là, à mon goût, c’était un peu trop long. Je crois que dans ma tête, l’objectif de l’histoire était de résoudre la question de ces mémoires effacées. En allant au delà, l’auteur a quelque peu perturbé mes attentes. Je ne crois pas être psychorigide en général mais là, je crois que ça été un peu le cas car j’ai trouvé cette suite légèrement artificielle et plutôt dispensable.

Or, quand j’y réfléchi aujourd’hui (quelques semaines plus tard… Merci de votre patience Monsieur Durand !), je me rends compte que cette suite apporte des choses importantes à l’histoire. Effectivement, elles ne sont peut-être pas obligatoires mais elles sont tout de même un plus quant à la personnalité des personnages.

Pour conclure

J’étais assez mitigée sur le roman au moment où je l’ai terminé. J’ai eu un peu de mal à le lire jusqu’à la fin, il m’a parut long.
Pourtant, aujourd’hui, j’en garde un souvenir très précis (d’habitude, je retiens peu les détails d’une histoire, juste les grosses mailles de la trame) et je me suis défaite de cet impression de longueurs. Je ne dis pas que c’est le livre qui me fera  m’extasier à chaque fois qu’on en mentionne le titre ou celui que je relirai souvent. Par contre, je trouve qu’il fait montre de personnalité et de l’originalité et est soutenu par une écriture sans bavures. J’en garderai un très bon souvenir et je suis ravie de ma lecture

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