Le maître des énigmes

Titre : Le Maitre des énigmes
Auteur :
Éric Quesnel
Genre :
Thriller, polar
Éditeur :
auto-édité
Nombre de pages :
375

Je suis celui que l’on craint.
Vais-je un jour vous rencontrer?
Vous deviendrez en ce cas, ma proie.
Tuer est pour moi une délivrance.
Avant de lire, ce livre que j’habite,
La sagesse pour vous, serait de fuir.
Fin atroce, je vous réserve.
De votre souffrance, je me nourrirai.
Ce texte, à l’endos de mon émergence,
Livre un acrostiche, en ses premiers mots.

Autodidacte, Eric Quesnel démarre sa carrière professionnelle dans la sécurité privée. Coordonnateur des enquêtes interne et externe pour l’Est du Canada, enquêteur sur les affaires de fraude et de vol, formateur, il prend la direction d’un département d’une firme d’investigation. Il a de multiples enquêtes et arrestations à son actif et est sollicité par le ministère de la justice dans de nombreuses affaires. L’écriture l’accompagne depuis toujours. Passionné par l’univers des jeux de sociétés et des énigmes, issu d’un milieu modeste, il invente ses propres jeux. Son premier roman, Le maître des énigmes tire ses origines d’un jeu d’enquête en temps réel qu’il a imaginé. 

Je suis partagée entre : « ce livre est une tuerie », et : « il y a longtemps que je n’ai pas autant ri. »

Je m’explique. Déjà, ce roman est un des meilleurs thrillers que j’ai lu cette année. J’ai découvert Éric Quesnel grâce au groupe des mordus de thrillers, et je ne regrette pas du tout de m’être laissée tenter. Je vais d’ailleurs enchaîner avec Dites-leur que je vais tuer, son second roman.

On suit une enquête de Jay Harrington, un policier québécois, et de son escouade. Un tueur impose à l’enquêteur de résoudre des énigmes pour avoir une chance de sauver les victimes qu’il a ciblé. Un jeu du chat et de la souris mortel.

J’ai vraiment adoré un « détail » de ce roman. Dès qu’on rencontre un personnage, et qu’il n’apparaît plus dans la suite du roman, Éric Quesnel nous indique son avenir. Il souffrira de stress post-traumatique. Elle était enceinte. Son intervention auprès de Jay lui donnera la passion nécessaire pour devenir à son tour enquêteur,… C’est un détail dans cette écriture, mais je trouve que ça apporte une touche humaine à ces personnages « secondaires » voir même « tertiaires ». Ils prennent vie, et le lecteur se souvient d’eux. J’ai vraiment trouvé ça touchant, de la part de l’auteur, d’apporter un avenir à chacun de ses personnages.

Ensuite, j’ai dit que j’avais ri, pourtant l’histoire n’est pas comique, loin de là.

Vous avez déjà entendu parler le québécois ? L’avez-vous déjà lu ? J’ai découvert un nombre incalculable d’expressions et de définitions nouvelles à des mots de notre vocabulaire courant. Des exemples ? La valise de la voiture, soit le coffre ; le coffre à gant de la voiture, soit la boîte à gants ; prendre la chance, soit prendre le risque ; et ma phrase préférée du livre : « Il n’y a pas de trouble pour continuer la check-up du building ».

Je dois reconnaître au Québécois, un français plus que correct, et surtout l’absence d’anglicismes dont nous sommes très friands en Métropole. Par exemple, pas de week-end, mais la fin de semaine, pas de parking, mais le stationnement.

Pour un pays aussi marqué par les cultures anglaise et américaine, je me dis qu’en France nous pourrions faire un effort au lieu de parler de management, de week-end, de parking, de news, 

Pour finir, je dirai que ce livre est encore une merveilleuse découverte et que j’ai hâte de plonger à nouveau dans l’univers d’Éric Quesnel. 

  • À lire si vous aimez
  • À éviter si vous cherchez
  • Vous creuser la tête.
  • Les fins complètement inattendues.
  • Les récits qui vous emmènent où ils veulent sans que vous n’y compreniez rien.

  • À connaître le tueur avant les enquêteurs.
  • Les romans joyeux.
  • Une écriture dans la langue de Molière

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