Dans une Europe contemporaine et cependant uchronique, Tamara, brillante adolescente dont la destinée est dictée par l’indifférence glacée des lois eugéniques de son pays, se voit propulsée au rang de Mère de la Patrie.

Comment accepter un tel sort? Comment seulement s’y soustraire? L’avenir est-il dans une fuite aveugle vers un ailleurs inconnu et peut-être pire encore? Ou dans le renoncement? À qui pourra-t-elle se fier? Sa rebelle naïveté ne risque-t-elle pas de l’amener à prendre les mauvaises décisions? À accorder trop hâtivement sa confiance? Mais aura-t-elle seulement une alternative…?

D’origine Arlésienne, née en 1967 de parents globe-trotteurs, je ne parviens pas à me rappeler le jour où j’ai commencé à écrire: depuis que je sais tenir un crayon sans doute ?
Mes premières poésies vers 8 ans, mon premier roman à 11 ans, et depuis je n’ai jamais posé la plume ou plutôt le clavier. Un chat sur les genoux, un autre s’étirant sur mon bureau : j’écris, tapant fébrilement sur les touches de mon PC tout en jetant des coups d’œil à mes dix chevaux qui gambadent sous mes fenêtres.

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Chronique détaillée

J’aimerais remercier Isabelle Morot-Sir de m’avoir proposé ce livre en Service Presse et d’avoir fait preuve d’une grande patience à l’attente de cette chronique.

La quatrième de couverture m’avait interpelée : difficile de ne pas penser à La servante écarlate en la lisant. J’étais curieuse de savoir comment des thématiques similaires seraient traitées.
La réponse est : très différemment… Et c’est tant mieux !
À vrai dire, le seul point commun entre les deux histoires est ce choix fait par la société d’imposer à certaines femmes d’être des reproductrices.

Comme on peut s’en douter, en mettant son héroïne dans une situation où elle n’a ni le choix d’enfanter, ni même celui de décider avec qui, ce roman prêche pour le droit de la femme à disposer de son propre corps. J’ai été assez surprise par l’endoctrinement des autres Mères de la Patrie et leur acceptation silencieuse, voire enthousiaste, de leur situation. Mais comme il s’agit avant tout d’une question de choix, je trouve ça intéressant que les opinions soient partagées et diversifiées.

Par ailleurs, les thématiques de l’exil, de l’accueil des migrants, de la solidarité (qui vient de là où on ne l’attend pas forcément) sont traitées avec beaucoup de justesse et un regard critique.
J’ai particulièrement apprécié que rien ne soit aussi simple qu’il n’y paraît et que chaque situation présente des difficultés différentes. J’ai trouvé ça particulièrement réaliste !

L’intrigue est vraiment très dense avec un rythme est très soutenu. Cela rend le récit vraiment accrocheur dès le début et le roman difficile à refermer avant la dernière page. D’ailleurs, je n’ai pas pu : je l’ai lu d’une seule traite.

L’âge de Tamara lui donne, au départ, un regard plutôt naïf sur les choses. Mais les circonstances la poussent à mûrir très vite face à l’adversité. J’ai aimé voir cette évolution, mais aussi son caractère très résolu et la force qu’elle en tire. Par contraste, Liam apporte une stabilité et du recul. Il est posé, bien que prêt à tout.

L’ensemble est soutenu par une écriture accessible dont la lecture ne présente pas de difficultés majeures. Pour autant, le style est travaillé et ne cède pas à trop de simplicité.

12 nuances de chroniques

En complément de mon avis, je vous propose mon évaluation selon l’échelle de Suzanne Marty

Difficulté

Ce livre convient à un large public de langue française

Ennui

J’ai eu du mal à lâcher ce livre pour dormir

Vérité

L’autrice prend ses lecteurs pour des adultes

Style

J’ai remarqué le style de l’auteure

Éthique

La plupart des idées défendues dans ce livre sont estimables

Originalité

J’ai déjà lu ce genre d’histoire, mais la version de l’autrice est originale

Enrichissement intellectuel

Ce livre a amélioré ma compréhension du monde et des êtres humains

Stimulation émotionnelle

Ce livre m’a fait passer par une riche palette d’émotions

Impact sur le moral

Ce livre n’a affecté mon moral ni en bien ni en mal

Nocivité amoureuse

Les relations de couple semblent à peu près réalistes

(Humour)

(Non concerné)

Succès

Je rachèterai ou offrirai des livres de cette autrice. D’ailleurs, je l’ai déjà fait !

Gardez à l’esprit que ces indicateurs ne reflètent pas la valeur du livre sur ces différents aspects mais seulement mon opinion.

Informations complémentaires

Titre : La fleur de l'ombre
Auteur :
Isabelle Morot-Sir
Genre :
Dystopie
Éditeur
Autoédition
Nombre de pages :
242

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