Petites malveillances en famille

Bonjour à tous et bienvenue sur cette nouvelle chroniqueLogo du prix des auteurs inconnus et de Nualiv
Aujourd’hui, je vous parle d’un roman qui fait partie des dix finalistes du Prix des auteurs inconnus : 11 serpents de Philippe Saimbert
Cet ouvrage faisait partie de mon top 10 car j’avais trouvé les 10 premières pages particulièrement amusantes, cyniques et intrigantes. J’étais curieuse de découvrir comment allait tourner cette réunion de famille de la malveillance.

Pour être digne de son héritage, la cousine Abeline met chacun de ses proches au défit de prouver qu'il est le plus machiavélique et drole du groupe
Eh bien, je n’ai pas été déçue quant à l’ingéniosité mise en œuvre pas les protagonistes pour se tirer dans les pattes.

Disparité des personnages

Le récit souffre, à mes yeux, d’un narrateur insipide et fatigant par son positionnement de Caliméro : Philippe. C’est un trait de caractère que je trouve particulièrement irritant pour un personnage de roman. À plus forte raison, lorsqu’il s’agit du personnage principal et du narrateur. Le fatalisme et l’humilité qui poussent à la pitié m’ont quelque peu agacée. Heureusement, ces comportements se cantonnent à ce seul personnage.
Toutefois, Philippe a su m’entraîner à sa suite dans ses affinités avec les autres personnages : j’ai détesté ses pires opposants et apprécié ceux qui, au contraire, étaient dans ses petits papiers. A ce niveau, l’auteur a bien su me mener par le bout du nez.
J’ai vraiment apprécié le côté fantasque et sardonique d’Abeline, la cousine à l’origine de cette aventure. Le narrateur lui porte un regard indulgent que je partage bien volontiers.
Les autres personnages sont hauts en couleur que leur caractère soit affirmé ou non. ils ont chacun une personnalité bien marquée même si un peu stéréotypée, mais qui permet, au passage, quelques critiques acerbes envers certains comportements. Tout le monde en prend pour son grade, mais là où les forts laissent transparaître leurs faiblesses, ceux qui paraissent fragiles se révèlent plus sournois qu’on pourrait le croire.

Force de l’intrigue

Par ailleurs, l’histoire est pour moi bien ficelée et, si mes collègues chroniqueurs ont vu arriver la conclusion à grand pas, ce n’est pas mon cas. Au contraire, je me suis laissée porter par le récit jusqu’à son dénouement. J’ai aimé voir jusqu’où l’appât du gain ou l’esprit de vengeance peuvent mener même les âmes les plus bienveillantes.
L’avantage, c’est que la situation m’a parue si fantasque et le ton si humoristique que je n’y ai pas accordé une grande crédibilité. Cela m’a permis d’avoir du recul et de pouvoir rire de comportements qui, dans un autre contexte, m’auraient mise mal à l’aise.
De nature profondément bienveillante, je suis fascinée par ces esprits qui savent décrypter la noirceur de l’âme humaine. Ici, Philippe Saimbert l’étale au grand jour et le fait avec habileté puisqu’au lieu d’en être embarrassée, j’en ris

Au final

Malgré le côté exaspérant de Philippe j’ai pris plaisir à cette lecture grâce à une intrigue facile à lire qui m’a beaucoup fait sourire.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter le site officiel de Philippe Saimbert ou le suivre sur sa page facebook

Vous pouvez aussi retrouver ici : les chroniques des autres jurés du prix concernant cet ouvrage

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