Débuts d’une légende

Lors des présélections du Prix des auteurs inconnus 2017, les dix premières pages de l’ouvrage d’Angel Arekin : Le porteur de mort m’avaient plutôt emballée par une entrée direct dans de l’action et du suspens mais laisser présager une histoire plutôt classique pour de la fantasy. En bref, ça avait l’air sympa, sans m’emballer plus que ça.

 

À 17 ans, Seïs Amorgen est nommé pour intégrer la plus grande confrérie du royaume d’Asclépion. S’il accepte, il deviendra l’un des guerriers les plus éminents de la monarchie. S’il refuse, il restera le gamin frivole et arrogant qui fraye avec les bandits de sa ville natale.
Alors que l’ombre du Renégat s’étend sur sa terre d’origine, Seïs va devoir prendre la décision qui bouleversera sa vie et, bientôt, il devra faire face à ses propres démons.

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Ça n’a pas été le cas pour tous les romans du prix mais, pour celui-ci, j’avais plutôt bien deviné comment j’allais réagir.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la lenteur de l’intrigue. Je comprends que c’est le premier tome d’une saga et qu’il s’agit essentiellement de poser le décor, mais pour moi ça a été vraiment très lent, très long. J’ai été frustrée d’arriver à la fin de ce premier opus car j’ai eu l’impression que c’était justement là que l’histoire allait décoller.

Qui plus est, l’histoire s’est effectivement révélée très proches de beaucoup d’autres sagas de fantasy sur les principes de fonctionnements. On retrouve un « élu » qui va découvrir qu’il est plus que ce qu’il croyait être. Ceci dit, comme il s’agit, finalement, surtout d’une introduction, je laisse le bénéfice du doute à l’autrice quant à l’avenir qu’elle lui réserve.

Frustrée, je l’ai été aussi dans la découverte des personnages parce que, je ne me suis guère trouvé d’affinités avec Seïs le personnage principal. Or, la grande majorité de l’ouvrage se concentre sur lui. J’aurais aimé en apprendre d’avantage sur sa cousine Naïs qui m’a parut bien plus intéressante malgré son côté « sage ». Toutefois, l’avantage d’une entrée en matière si longue, c’est que le lien avec les autres apprentis et les maîtres sont bien développés et chacun d’eux prend une place non-négligeable dans l’histoire, ce qui a, pour moi, compensé le peu d’intérêt que je porte à Seïs.

Toutefois, je dois reconnaître que ce recueil fait preuve de grandes qualités, notamment dans l’écriture magnifique : malgré la lenteur, le plaisir de lecture reste présent tout au long de l’ouvrage. Ou encore dans la construction du monde et des personnages : j’ai eu l’impression que l’autrice maîtrise parfaitement son univers et qu’elle va apporter pas mal de développement à l’intrigue par la suite. Malheureusement, ce sera un peu trop tard pour moi. Je n’ai pas accroché au point de me précipiter sur le volume suivant. 

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