Rubiel e(s)t Moi

Une nouvelle occasion pour Emylee et Edwige de vous proposer une chronique à 4 mains suite à leur lecture
du roman de Vincent Lahouze : Rubiel e(s)t moi. Une forme qui change un peu des chroniques habituelles mais c'est surement parce que l'émotion a été la plus forte
Nualiv

Titre : Rubiel e(s)t moi
Auteur :
Vincent Lahouze
Genre :
Auto-fiction
Éditeur : 
Michel Lafon
Nombre de pages : 
297

Si je devais me souvenir d’une chose, d’une seule chose, ce serait la vision des murs gris de l’Orphelinat du Bienestar de Medellin et des portes qui claquaient lorsque nous courions dans les couloirs, le bruit sourd de mes pieds nus sur le parquet de bois délavé et poussiéreux. Oui, d’aussi loin que je me souvienne, la couleur n’existait pas.

Je suis né en Colombie, à la fin de l’année 1987, mais je n’ai commencé à vivre qu’en 1991.

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Vincent Lahouze est un jeune écrivain de trente ans. Découvert sur les réseaux sociaux par ses textes très personnels, aussi puissants qu’engagés, il a fédéré autour de sa plume et de ses valeurs humanistes une fidèle communauté de lecteurs qui ne cesse de croître.

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L'avis d'Emylee

Vincent, ‘’Rubiel’’

Permets-moi de t’appeler par ton (tes) prénom(s) et de te tutoyer. 

Je viens de poser ton livre. Je l’ai lu jusqu’à la dernière ligne, jusqu’à la dernière goutte, jusqu’au dernier point. 
J’ai les joues encore trempées de larmes, mais je n’ai pas envie d’attendre pour rédiger ma chronique, qui sera la première à ne pas ressembler à une chronique.

Car ce soir, je tiens à t’écrire une lettre, toi qui m’as transpercé l’âme avec tes mots. Si je me permets de te tutoyer, c’est que, grâce à tes lignes, à tes mots noirs sur papier blanc, je me sens proche de toi. 

Tu m’as livré, ainsi qu’à tout ceux qui ont eu la chance de te lire, une partie de toi, une partie de Rubiel. Tu as posé des mots sur tes ténèbres, sur tes hurlements, sur ton « mâle-être », sur tes espoirs et tes déboires. 

Tu nous as offert la moindre miette de toi, mais aussi une partie du Rubiel que tu aurais pu devenir. 

J’ai été happée par ces deux vies entremêlées et à la fois si différente. J’ai tourné chaque page avec envie, parfois même avec angoisse, de savoir ce qui allait se passer dans la vie de Rubielito, et j’étais ravie d’en savoir plus sur toi Vincent, jeune homme torturé, pour qui la résilience à fait son trou tout au fond de ton cœur sans que tu t’en aperçoives. 

Alors ce soir, Vincent, j’aimerai à mon tour te remercier, comme tu le fais si bien à la fin de ton livre, qui est finalement, le début de ta vie (d’adulte ?).

Merci, vraiment, pour tes mots avec lesquels tu joues si adroitement. Merci, beaucoup, pour mes larmes. C’était une émotion pure, une émotion vraie. Merci, encore, pour mes rires incontrôlés à la lecture de certaines lignes.

J’ai dû passer pour folle à ricaner devant les autres clients du café près de mon boulot, mais honnêtement, je m’en contre-fiche ! Merci, aussi, pour la justesse, tellement humaine, avec laquelle tu fais l’analyse de ta vie, et qui vraisemblablement s’est répercutée sur la mienne. Merci, à la folie, car ton livre m’a donné envie de finir le mien. De mettre enfin un point final à mes mots noirs sur papier blanc. 

Merci, pour tout. Merci pour rien. Merci d’être toi et d’être Rubiel à la fois. Merci, pour ce cadeau que tu m’offres par le biais de ton livre, celui d’être encore plus ouverte sur le monde qui m’entoure.

Le corps en France, le cœur en Colombie… Tu es devenu Vincent par la force de choses, par la force de l’amour. Tu resteras Rubiel, au fond de ton âme, vous êtes à jamais réconciliés. 

Merci, et bon vent Vincent !!!

L'avis d'Edwige

Pour moi, tout à commencé par une photo, partagée par Emylee sur son mur Facebook. Première réaction « Waouh, c’est qui ce beau gosse ? » Puis, j’ai lu le texte qui accompagnait cette photo et je suis tombée amoureuse…

Il paraît que je suis un cœur d’artichaut. C’est sûrement vrai parce que je me sens facilement amoureuse. Surtout, quand il s’agit d’aimer une plume, des mots. Et ses mots, ils me parlaient, ils m’envoûtaient, ils me réchauffaient déjà. J’ai alors suivi la page Facebook de ce Monsieur. Et chaque petit fragment de texte qu’il y poste me parle, me remue les tripes, me bouleverse. Il n’est pas rare que les larmes m’échappent devant ces amuse-bouches.
Alors, comment ne pas aimer ?

Par la suite, j’ai découvert qu’il est auteur et que son bébé, son premier roman, allait bientôt voir le jour. Autant dire qu’impatience est devenu ma meilleure ennemie… Et, même quand le livre est paru, mes finances ont eu raison de mon désir. Jusqu’au jour magique où la promotion salvatrice est arrivée et l’e-book de Rubiel e(s)t moi est venu s’installer confortablement dans ma liseuse.
Le lendemain (le temps de finir ma lecture en cours), j’entamais un voyage merveilleux.
Alors, comment ne pas aimer ?

Dans ce livre, Vincent Lahouze part à la recherche de lui-même. De celui qu’il est, mais aussi de celui qu’il aurait pu être. Ces deux histoires s’imbriquent, se font écho, s’éloignent, puis se retrouvent. Ces enfants se ressemblent, sont différents l’un de l’autre, ne se connaissent pas, mais se reconnaissent enfin.
Alors, comment ne pas aimer ?

Ces parcours basculent de la violence d’un pays où elle est reine à celle d’un autre pays ou elle est beaucoup plus insidieuse.
Mais dans ce livre, ce n’est pas la violence qui s’exprime le plus. C’est, sans conteste, l’émotion. On la sent, qui déborde, qui prend au corps, qui prend au cœur.
Or moi, je suis une éponge à émotions. Je les collectionne, je les chéris, je les poursuis.
Alors, comment ne pas aimer ?

J’étais très fière, le premier soir de ma lecture de pouvoir annoncer que : non, je n’avais pas pleuré dès le premier chapitre… J’ai attendu le deuxième !
Combien de fois suis-je passée du rire aux larmes ?
Alors, comment ne pas aimer ?

Je ne sais pas si Vincent (tu permets que je t’appelle par ton prénom ?) voulait faire passer un message à travers ce roman. Il le présente comme un exutoire, sa façon de se retrouver. Pourtant, malgré tous ses démons, il porte un regard si bienveillant sur le monde que je suis impressionnée. Pour moi, le message principal qui passe avec cet ouvrage, c’est celui de la tolérance, de l’ouverture aux autres. Et ce message, il est primordial à mes yeux.
Alors comment ne pas aimer ?

Je n’ai pas su…

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2 thoughts on “Rubiel e(s)t Moi

  1. Ce livre a l’air prenant ! Au vu de votre article, je pense qu’il me plairait bien. Merci pour la découverte !
    J’ai pris plaisir à lire vos avis. Vous avez chacune votre propre plume qui est agréable à lire dans les deux écrits.

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