Je commencerai par un énorme merci à Yannick A.R. Fradin pour m’avoir proposé l’un de ses Contes lyriques et merveilleux en service presse, mais aussi, et surtout, pour sa patience, car je lui ai imposé un délai énorme du fait de ma gigantesque panne de lecture de ces derniers mois. J’ai profité de cette lecture courte dans un univers fantasy pour renouer en douceur avec mes envies de lecture.

Plus petite et plus faible que les autres centaures de son clan,
Narya passe pour une demi-portion… Mais suffit-il d’être grand
et fort pour saisir l’essence du mot courage ?

Marié et père de 5 enfants, je suis enseignant en anglais, professionnel de la petite enfance, romancier et nouvelliste de l’imaginaire.

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J’écris essentiellement dans les genres de l’imaginaire et en particulier de la fantasy. Je travaille également sur quelques écrits de fiction historique, notamment des uchronies sur ma ville de résidence (Laon, préfecture de l’Aisne et ville au riche patrimoine historique, avec notamment une cité médiévale).

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Mon principal projet en cours est une saga de merveilleux héroïque en 5 tomes, « Le Cycle de McGowein », que je compte avoir intégralement auto-édité d’ici fin 2020.

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Source

Chronique détaillée

J’ai vraiment beaucoup aimé Narya. Personnage principal de cette histoire, elle débute avec une casquette de « perdante », les membres de son clan la fustigent car elle ne répond pas à leurs attentes. Et, personnellement, j’apprécie qu’un personnage n’ait pas tout pour lui dès le départ, mais doive lutter pour obtenir sa place dans l’univers. Ça me parait toujours plus réaliste que l’inverse… Et pourtant, dans le cas présent, on parle d’une centauresse !

J’ai apprécié que ce personnage principal soit une femelle, même si j’aurais aimé qu’il y ait d’autres personnages féminins dans l’histoire. J’ai perçu ce choix comme une façon de dire que les attentes du troupeau sont les mêmes pour tous et que, bien qu’elle n’y réponde pas, elle est traitée comme le seraient n’importe quel autre membre de la tribu. J’imagine ce choix de l’auteur comme un engagement féministe, d’autant que Narya va tout faire pour trouver sa place dans cette société. Si c’est le cas, l’effet est malheureusement atténué par la fin qui veut répondre aux codes du conte. Je trouve ça un peu dommage, mais pas vraiment gênant pour apprécier l’histoire

L’histoire est courte et enchaîne les rebondissements. Elle ne laisse donc pas de place à l’ennui.

En montrant des comportements pouvant être considérés comme du harcèlement, l’auteur prend le partit de démontrer que la force de son héroïne réside dans ce que ses pairs considèrent comme des faiblesses. Il inverse la situation pour les mener à comprendre qu’ils sont victimes de leurs préjugés et de leurs croyances.

Ce livre m’a fait passer par toute une palette d’émotions : déception, colère, apaisement, peur, courage, dépassement de soi… Il m’a fait du bien au moral et à la morale de l’histoire : la différence n’est pas une faiblesse ni une infériorité, c’est une autre force qui s’exprime autrement.

Vu que le livre est destiné aux enfants, il est écrit de manière très accessible, sans pour autant simplifier le texte à outrance. L’écriture a un côté poétique (le lyrique du nom de la série) et j’ai ressentis l’impression d’un monde très bucolique. J’ai été transportée sans difficulté dans la forêt à la suite de la harde.

  • La poésie accessible
  • Les contes et le merveilleux
  • Les anti-héroïnes
  • Une histoire longue
  • Une multitude d’arcs narratifs
  • Un univers réaliste

Informations complémentaires

Titre :

La Centauresse de Lynbethil
Auteur :
Yannick A. R. Fradin
Genre :
Conte
Éditeur
Autoédition
Nombre de pages :
32

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