Mage prometteur, Aeon étudie sous la supervision de la reine Stellya. Insouciant, il partage son temps libre entre ses nombreuses conquêtes et sa meilleure amie : la dylfane Nafeesa avec laquelle il aime tant voler.

Son quotidien se voit pourtant bouleversé quand la reine lui demande de partir à la recherche d’un manuscrit. Seul espoir pour venir en aide au jeune prince tourmenté par un étrange mal, ce document est conservé sur le mystérieux mont Akashikh. Pour le récupérer, Aeon et Nafeesa devront traverser plusieurs pays où la guerre fait rage, mais leur voyage ne s’arrêtera pas là. Leur quête les emmènera d’un bout à l’autre des mondes connus et oubliés. Sont-ils prêts à affronter tous les dangers qui les attendent ?

Originaire de la Manche, j’ai grandi à l’ombre du Mont Saint Michel et de ses légendes. À 14 ans, j’ai eu l’opportunité de remporter un concours de racontars à la Jørn Riel. Motivée par ce premier retour positif, j’ai poursuivi mes petits délires d’écriture. À 15 ans, j’ai créé le monde d’Astheval et entamé la rédaction de mon premier roman : Balade avec les Astres. À 18 ans, je continuais l’aventure avec un deuxième roman de fantasy : La vengeance sans nom. Il aura fallu attendre 2014 (soit 15 ans après mes débuts) pour que j’ose me lancer dans l’édition. Depuis, mes projets d’écriture occupent une grande partie de mon temps, ainsi que mon travail de prévention dans le domaine de l’orthophonie.

Source

Chronique détaillée

Je vous ai déjà parlé de Jeanne Sélène avec notamment mon coup de cœur pour Le Sablier des cendres, un ovni livresque que j’ai lu il y a quelques années. Depuis j’ai découvert plusieurs de ses ouvrages, mais n’ai pas forcément rédigé de chroniques correspondantes. C’est le cas, en particulier, de La vengeance sans nom, un roman qui prend place dans le même univers que celui que je vous présente aujourd’hui.  Jeanne Sélène a eu la gentillesse de me faire confiance pour me le proposer en bêta lecture.

Les portes d’Astheval est le troisième opus de Jeanne Sélène qui se passe dans cet univers. Pour autant, chacun d’eux est indépendant. Ainsi, bien que je n’aie pas lu Balade avec les Astres, ça ne m’a posé aucun souci pour découvrir Les Portes d’Astheval.  Peut-être y avait-il par moment des références à cette autre histoire, mais comme je ne le savais pas, ça ne n’était pas gênant.  

Une construction originale

Sur la première partie des Portes d’Astheval deux arcs se déroulent en parallèle puis se rejoignent. Ce procédé m’a plu, même si j’ai eu besoin de temps pour réaliser que le titre des chapitres permet de savoir quel personnage on est en train de suivre. Avant ça, j’avais du mal à repérer où j’en étais. 

C’est étrange, car bien que j’aie beaucoup apprécié cette façon de raconter, j’ai rencontré quelques difficultés à rentrer dans l’histoire et ce n’est qu’une fois que les deux arcs se sont recoupés que je n’ai plus pu lâcher le livre jusqu’à sa fin. 

J’aime beaucoup ce sentiment d’être si emportée par le récit que j’en deviens captive volontaire. J’étais alors dans un tel état d’émerveillement que chaque étape me donnait encore plus envie de lire la suite. 

En ce qui concerne la trame, on est dans de la fantasy plutôt classique, avec notamment un groupe d’aventuriers qui se lance dans une quête. Pour autant, une des forces de Jeanne Sélène est d’arriver à rendre cette aventure intéressante tout en conservant ce qui fait l’originalité de son approche à savoir la bienveillance, le calme, la douceur, l’intelligence, la communication. En effet, même les rares scènes de combat sont orientées de manière défensive et sans cruauté. Finalement, l’autrice accorde plus d’importance aux personnages, aux interactions entre eux, à leurs différences, à leur acceptation des autres, leur évolution, leur compréhension du monde… Or, je trouve cette mise en avant de l’humain, du partage et du « vivre ensemble » tout à fait délectable.

Des personnages marquants

L’autre force de Jeanne Sélène, ce sont ses personnages. J’ai développé beaucoup d’attachement pour eux. J’ai beaucoup aimé la relation entre Aeon et Nafeesa, en particulier sa progression au cours de l’histoire. J’ai apprécié de voir la notion de consentement mise en avant et abordée de manière claire et sans ambiguïté.

Je suis absolument fan d’Evan, de sa maturité, de sa façon d’affronter ses difficultés, de se les approprier et d’apprendre à les contrôler. J’espère qu’on découvrira la suite de son évolution dans un prochain épisode, car il a un potentiel énorme !

J’ai développé, également, beaucoup d’attachement pour Ygglaë et son côté très empathique. Elle aussi, j’attends de la retrouver dans de nouvelles aventures et voir comment elle va changer le monde qui l’entoure.

Outre les protagonistes qui sont fascinants, j’aime particulièrement qu’ils croisent d’autres personnages atypiques qui ne font qu’aiguiser ma curiosité concernant l’ensemble de cet univers.

Une plume envoutante

Pour finir, j’aimerais souligner que la plume de Jeanne Sélène est particulièrement esthétique. Elle maîtrise l’art d’apporter de la magie aux plus simples des événements. Elle ajoute de la sensibilité et de la douceur à chaque mot, chaque phrase. Je ne sais pas trop comment expliquer ça, mais chaque recueil de Jeanne Sélène que je découvre me procure de l’apaisement, de la délicatesse (hormis Le sablier des cendres qui, lui, n’a absolument rien à voir avec les autres livres que j’ai lus d’elle !). C’est comme un bonbon qu’on laisse longtemps fondre dans la bouche : ça fait du bien !

  • La finesse
  • La bienveillance
  • L’ouverture d’esprits
  • De la baston irréfléchie
  • Des personnages prévisibles

Informations complémentaires

Titre : Les Portes d'Astheval
Auteur :
Jeanne Sélène
Genre :
Fantasy, quête initiatique
Éditeur :
Autoédition
Nombre de pages :
250

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